Back on Essaouira

Après la douceur d'Imesouane, c'est dans le tumulte de la Médina d'Essaouira que nous avons posé nos sacs à dos.
Nous avons fait le trajet en grand taxi, que nous avons partagé avec plusieurs personnes.

& après quelques heures de route nous voilà plongés au cœur de la ville !

Le logement

Pour le logement, j'avais réservé un AirBnB pour la semaine, en plein cœur de la Médina. Grosse erreur !! Nous avions besoin de continuer sur notre lancée tranquille et doucereuse du climat d'Imesouane et nous espérions prolonger cette douce caresse. Notre chambre, située dans un petite ruelle perpendiculaire à une des grosses artères de la Médina était ridiculement petite, la salle de bain sur la terrasse était propre mais sentait très mauvais car les portes ne fermant pas complètement les chats du quartier venaient y faire leurs besoins. Très moyen. Nous avions donc une petite terrasse séparant la chambre de la salle d'eau sur laquelle j'aimais terminer mes aquarelles commencées plus tôt. Mais concernant la tranquillité tant recherchée, nous avons très vite déchanté.
Pour les petits-déjeuners nous avions accès au riad situé juste en face de notre chambre. Le personnel y était très aimable et sympathique. Nous avons été très bien reçus.

L'architecture

Ce que j'ai aimé, c'est l'architecture particulière d'Essaouira. Cette enceinte sur l'océan est juste sublime. C'est en 1760 que le Sultan Mohammed Ben Abdellah confie sa construction à Cornut, le disciple de Vauban, qui trace les plans de cette ville fortifiée.
Pour la petite anecdote, nous nous sommes fait arroser par une vague lors d'un jour de gros vent alors que nous nous perdions dans les petites ruelles de la ville. Les remparts ne font parfois pas suffisamment barrage à l'océan.

J'ai aussi aimé les couleurs de cette ville ; les couleurs vives qui se mêlent au blanc pour créer un ensemble harmonieux. Les grandes allées dallées de la Médina et de ses grandes rues le long des remparts. & l'océan de taper et de gronder contre ces derniers.

 

Une âme artistique

Et puis Essaouira c'est aussi des odeurs, ces odeurs d'épices, de cuir et de bois dont les marchands sont si fiers, les thés à la menthe sirotés à l'arrière d'une petite boutique avec des Souiris accueillants, les peintures au brou de noix sur les peaux de chèvres ou encore les lilas Gnaouas. Car oui, nous avons eu la chance d'assister à la dernière lila avant le Ramadan. Essaouira tient en elle une culture artisanale et artistique des plus riches !

Il faut savoir que les gnaouas sont d'anciens esclaves et forment une partie importante de la population d'Essaouira. Ils se distinguent par confréries et chacune a sa Zaouïa. La musique Ganoua est une musique de transe qui dure toute la nuit (lila) et qui est jouée dans des Zaouïas. Il est bon de savoir que chaque année, la ville accueille le Festival de musique Gnaoua au mois de Juin.

Lors de la Lila à laquelle nous avons assisté, nous avons été extrêmement bien reçus. Thé à la menthe et gâteaux sucrés étaient offerts au public venu assister à la Lila. À savoir que les lilas ne sont pas annoncées par des affiches comme on ferait une communication pour un concert. Chaque quartier de la ville a sa Zaouïa et c'est le bouche à oreille qui amène les spectateurs. Nous avons nous-mêmes reçu l'info par un marchand d'instruments de musique que nous avons rencontré. Je vous conseille fortement d'aller visionner une vidéo de lila Gnaoua sur Youtube si vous souhaitez voir à quoi cela ressemble. C'est très particulier, d'où la musique de transe, les rythmes sont enivrants et les danses endiablées.

& puis Essaouira c'est aussi sa côte, avec ses dromadaires, ses chevaux et ses windsufeurs ; côte que nous avons longé à pieds pour arriver à l'ancienne sucrerie d'Ida Ou Gourd.

J'ai préféré garder pour ce billet uniquement les beaux aspects de la ville, je ne parlerai donc pas de mon expérience malheureuse au Hammam traditionnel ou encore des marchands un peu trop insistants et agressifs. Essaouira reste une grosse ville, nous y avons fait de très belles rencontres comme des moins bonnes.

C'est avec un beau coucher de soleil sur l'océan que je conclu, mais notre expérience Marocaine ne s'arrête pas là. Je reviens bientôt avec notre excursion aux cascades de Sidi M'Bareck et notre longue randonnée pour rejoindre Sidi Kaouki, ainsi que notre belle journée à l'Oasis Aïn Lahjar où l'ambiance y était douce et paisible. Deux journées hyper ressourçantes en dehors de la ville.

 

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