2019 – Mes intentions

Pour 2019, au delà des « bonnes résolutions », je préfère avoir de bonnes intentions. Des intentions pour me rapprocher toujours plus près de mes valeurs et de la façon dont j’ai envie de les vivre. Certain(e)s trouveront cela tellement hasbeen d’avoir des intentions pour l’année qui débute et d’avoir envie de les réaliser et de s’y tenir. Pour moi, j’y vois une façon de lister les choses sur lesquelles il me tient à cœur de m’améliorer. Essayer de mieux faire là où je sais que c’est possible.

L’alimentation

Je dois dire qu’à ce niveau là je suis presque au top (entendez par là au mieux de ce que je peux faire). J’achète tous mes produits au vrac, locaux, de saison et bio, je me fournis aux producteurs des communes alentours, je vais faire mon marché à la ferme et à la Biocoop de mon village.

Premier point : Même si en terme de viande nous mangeons essentiellement de la volaille que j’achète sur le marché à un producteur bio et local, je trouve que nous en mangeons encore trop, alors que nous pourrions aisément réduire.

Deuxième gros point noir : le poisson. La plupart du poisson que nous mangeons est de la truite d’élevage du Vercors, donc elle est bio ET locale. Il nous arrive tout de même parfois de nous fournir à l’Intermarché de notre village et à chaque fois, cela m’arrache un rein, car comme le dis Little L., je cite :

Je préfère ne pas manger de poisson qu’encourager Intermarché à dévaster les océans.

Merci Le livre Les z’enfants presque zéro déchets.

Troisième point : Il existe dans mon village une épicerie coopérative qui me permettrais d’acheter des produits locaux au vrac, moins chers qu’à la Biocoop. J’ai pris les coordonnées, il faut maintenant que je m’y rende les jours où c’est ouvert. Cette intention rentre également dans la case Économies.

Faire des économies

Là dessus, on peut presque dire que c’est le néant. Ce n’est pas faute d’avoir des projets motivants et une grande envie de les concrétiser, mais je n’arrive pas à faire des économies. Cela veut très certainement dire qu’il faut repenser notre système de dépenses.

Premier point : L’épicerie coopérative dont je parlais plus haut. Il est vrai que mes courses en Biocoop me reviennent encore trop cher, alors même que j’essaie de faire le maximum de choses par moi-même.

Deuxième point : Acheter moins. Même si presque tous les vêtements que j’achète, autant pour moi que pour les enfants, sont de l’occasion, depuis que nous avons commencé l’I.E.F. avec Little L. j’ai beaucoup investi dans du matériel pédagogique. Je pense que nous en avons pour plusieurs années, à savoir que Mini A. pourra également s’en servir lorsqu’il en aura l’utilité.
Il faut aussi que je pense à arrêter les différents abonnements qui ne nous servent à rien. Mettre une alarme sur mon smartphone pour penser à les résilier 2 mois avant les renouvellements.

En route vers l’autonomie

Alors ça, c’est LE gros point de cette année : arriver à nourrir toute la famille avec la production de notre jardin potager. Nous avons tout ce qu’il faut, nous manquons juste de savoir-faire. Nous en sommes à notre troisième jardin potager, et je dois dire que c’est la première année où j’ai eu la plus belle récolte. J’ai pu faire des bocaux, des confitures et cuisiner beaucoup de notre production. L’année qui a suivie la naissance de Mini A. a été désastreuse au potager. Il faut dire qu’elle a été à la hauteur de notre investissement. Enfin, notre dernier jardin potager et notre initiation à la permaculture n’aura pas porté les fruits tant attendus. Nous sommes encore novices et j’ai investi dans des livres pour potasser un peu mieux le sujet. J’ai espoir que cette année, ce soit la bonne. & évidemment, fabriquer une serre pour les légumes d’hiver.

Vers un travail qui a du sens

Enfin, gros sujet de cette nouvelle année, c’est mon travail. En tant que graphiste indépendante, je réponds à la demande. Nous avons notre loyer à payer et nous ne pouvons clairement pas vivre sans argent. Cependant, mon travail ne fais plus sens à mes yeux et ne m’épanouis plus. Mettre en page des documents bourrés de publicité qui prônent toujours plus de consommation et qui se fichent complètement des problèmes écologiques, me donne envie de hurler, de tout envoyer bouler et de dire « merde » à tous ces gens qui me payent pour faire mon travail. Je ne suis pas graphiste d’un magasine écolo, mes clients se fichent pas mal que leurs flyers soient imprimés sur du papier recyclé même si j’ai essayé de développer mon entreprise en ce sens en m’entourant d’imprimeries vertes et locales, (ils trouvent cela bien trop cher). Et j’alimente cette société capitaliste avec les flux d’argents (TVA, RSI, Taxes en tous genres). Ce n’est plus possible ! Mais cela nous permet de vivre décemment et de pratiquer l’I.E.F.

Alors je réfléchis à glisser doucement vers un travail où je gagnerai peut-être moins (déjà que ce n’est pas la panacée, il faudrait que mon potager ait une belle production et que j’arrive à dépenser moins) mais qui aurait plus de sens et serait plus proche de mes valeurs. J’ai envie de revenir à l’essentiel, « mettre les mains dedans » et fabriquer du concret. J’aime tricoter pour mes enfants et trouver des laines soit en recyclerie soit de la laine bio de top qualité. J’aime l’art de la céramique et fabriquer des objets beaux et utiles pour le quotidien. Je sais que cela va me prendre du temps mais tout arrive à point. Tricoter et fabriquer des objets à la main, c’est aussi l’art de prendre son temps. Alors je garde mon travail de graphiste comme un « job alimentaire » qui me sera sans nul doute très utile pour développer ma petite marque de fait main.

En résumé

En me relisant, je me rend compte que finalement, toutes mes bonnes intentions pour cette année qui démarre ne sont pas isolées. Elles forment un tout, un ensemble pour arriver à vivre de nos ressources, d’une vie plus simple et en rapport avec notre grande préoccupation qu’est de faire de notre mieux pour préserver notre planète. Je me sens absolument impliquée dans la catastrophe écologique qui nous arrive droit dessus et tel le colibri, il est de mon devoir de citoyenne du Monde d’être active pour essayer de renverser la vapeur. Cela passe par notre façon de vivre et la sensibilisation de nos enfants.

Alors, montrons l’exemple !

 

2 Replies to “2019 – Mes intentions”

  1. Des intentions qui ont du sens, bravo ma belle! 🙂

    1. Merci Marie-Laure.

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